C’est rien

Auprès de mon arbre je vivais heureux
Me contentais de peu et fuyais les palabres
Le temps était lent, presque arrêté
Puis s’est accéléré comme se lève le vent

De faux érudits ont fait des histoires
Batailles de dollars ou de confettis
Deux trois devises ont tendu nos bras
Des hymnes à la joie, faisons nos valises

C’est rien, c’est rien…

Les feuilles mortes, je les ramasse à la pelle
Au pied du gratte-ciel dont je fixe la porte
Ceux qui vivent là ont jeté la clé
Sont restés enfermés en me laissant ci-bas

Je voulais vivre mieux mais tout passe si vite
Ma vie se délite, je ne vois que du feu dans le ciel bleu
On sait ce qu’on quitte mais on est curieux
De savoir sous quel Dieu Babylone fut construite

C’est rien, c’est rien…

God blues

Dieu que j’ai le blues, Dieu que j’ai le blues
Dieu que j’suis fauché comme les blés
Ils ont tant de floose, Ils ont tant de floose
Je ne suis plus sûr d’exister

La vérité est à vendre
Et c’est bien trop cher pour Moi lalala
Tant que Google peut s’étendre
Moi je ne fais pas le poids

Mon crédit se réduit, cet argent qu’on détourne
Dans le ciel c’est la nuit, ces âmes qu’on détourne

Un jour ils voudront m’acheter
Ils m’offriront un parachute doré
Une vie de milliardaire

J’y perds mon latin, j’y perds mon latin
Ils croient que j’suis américain
A Dieu les remords, à Dieu les remords
Je m’en vais chercher des sponsors

La vérité est à vendre
Et c’est bien trop cher pour Moi lalala
Tant que Google peut s’étendre
Moi je ne fais pas le poids

Mon crédit se réduit, ces prières qu’on détourne
Et le ciel est plus gris, le carbone y séjourne

Un jour ils voudront m’acheter
Ils m’offriront un autel de verre et d’acier
Loin de la lumière

Un jour il faudra bien payer
Mais Moi je coulerai une retraite dorée en enfer

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