C’est rien

Auprès de mon arbre je vivais heureux
Me contentais de peu et fuyais les palabres
Le temps était lent, presque arrêté
Puis s’est accéléré comme se lève le vent

De faux érudits ont fait des histoires
Batailles de dollars ou de confettis
Deux trois devises ont tendu nos bras
Des hymnes à la joie, faisons nos valises

C’est rien, c’est rien…

Les feuilles mortes, je les ramasse à la pelle
Au pied du gratte-ciel dont je fixe la porte
Ceux qui vivent là ont jeté la clé
Sont restés enfermés en me laissant ci-bas

Je voulais vivre mieux mais tout passe si vite
Ma vie se délite, je ne vois que du feu dans le ciel bleu
On sait ce qu’on quitte mais on est curieux
De savoir sous quel Dieu Babylone fut construite

C’est rien, c’est rien…

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